vendredi, novembre 06, 2009

Nem d'andouillette à la moutarde et estragon



C'est le 215ème post et je me rends compte que je n'ai jamais cuisiné l'andouillette sur ce blog. On aime, on déteste ce produit typiquement français. Si vous n'aimez pas, passez votre chemin. En revanche avis aux amateurs, voici un nem que vous servirez comme un tapas avec une moutarde fine, douce et veloutée. Une fois que vous aurez réalisé vos propres nems vous verrez que c'est facile et ludique avec toutes les associations possibles.






La recette n'est pas de moi mais de Frédéric Gaston, jeune chef lyonnais qui peut organiser pour vous des repas à domicile si vous résidez dans le 69. Recette trouvée sur un Coté Est avec plein d'autres merveilles revisitées comme ces iles flottantes aux pralines.
je n'ai pas le temps de vous faire l'historique de l'andouillette ni de vous parlez de son club d'amateurs chevronnés (en fait actuellement je manque cruellement de temps et la moindre minute m'est comptée). J'ai juste repris sa recette que j'ai modifiée en rajoutant de l'estragon car je trouvais qu'il manquait un peu de verdure dans ce nem lyonnais.




Nem d'andouillette à la moutarde et estragon

Pour 4 personnes (8 nems)
2 belles andouillettes
2 échalottes
1 bouquet d'estragon
2 échalottes
1 verre de vin blanc sec
8 feuilles de riz
1 CAS de moutarde
huile d'arachide

Enlevez la peau des andouillettes et coupez l'intérieur en fins morceaux. Epluchez et émincez finement les échalottes. Dans un peu d'huile, faites revenir les échalottes, rajoutez l'andouillette et faites cuire 3 à 4 minutes. Versez le vin, la cuillère de moutarde et laissez le réduire; rajoutez à la fin de la cuisson l'estragon ciselé. Laissez refroidir.
Humidifiez vos feuilles de riz. Versez au centre une cuillère d'andouillette et formez votre nem. Vous pouvez les préparer à l'avance et les conservez au froid ou les surgeler.
Dans un peu d'huile, faites dorer vos nems que vous prendrez bien soin d'égoutter sur du papier absorbant. servez bien chaud avec de la salade ou un simple moutarde douce.





Je m'échappe quelques jours à Annecy, histoire de reprendre quelques forces après 3 semaines particulièrement dures et avant une nouvelle phase qui s'annonce elle aussi éprouvante et décisive.

D'autres idées de nems dans la liste à droite.

lundi, octobre 26, 2009

Poires pochées, crème de morille




Avec regret désormais, je constate que je n’ai pas apprécié comme il se doit, toutes ces morilles que mon père avait l’habitude de nous ramener lors de ses balades en forêt. Il n’est plus avec nous, et les coins aux morilles resteront secrets pour nous.


Plus d’omelettes géantes, de rôtis, de poulet au vin jaune accompagné des morilles de mon père. Désormais, c’est plutôt le roi des Surgelés qui me fourni mais un jour j’espère redécouvrir les coins secrets près de la Morge où il allait se promener.



Encore une recette surprenante de dessert avec un ingrédient totalement inhabituel donc : la morille. Ne vous laissez pas freiner si vous aimez ce champignon. C’est absolument délicieux, pas du tout de saison pour la morille qui est un champignon de printemps mais pour les poires, c’est parfaitement le moment.
Attention : La morille ne doit en aucun cas être consommée crue ou insuffisamment cuite. Elle contient en effet une toxine entraînant un syndrome hémolytique et urémique (destruction de globules rouges). Une consommation répétée de champignons frais peut aussi provoquer quelques troubles gastriques.




Poire pochée, crème de morille
Source : Cuillez, c'est prêt
Pour 2 personnes
-2 poires comices (pas trop larges à leur base)
-50 g de morille
-10 cl de crème fraiche
- 1 cuillère à soupe de sucre en poudre
- 30 cl de vin blanc sec
-1 baton de cannelle
-1 noix de beurre

Nettoyez et pelez vos poires en laissant la queue. Évidez un peu votre poire par le bas. Le coeur cuira mieux et cela enlève quelques pépins. Faites chauffer le vin blanc avec le baton de cannelle. Plongez y les poires et faite les cuire pendant 15 à 20 minutes. Quand vous plongez une pointe dans la poire, celle ci s’enfonce facilement. Sortez les poires de leur bain et reservez les. Vous les servirez froides ou tièdes donc elles peuvent se preparer la veille. Nettoyez les morilles à l’eau pour enlever le sable. Faites les revenir 6 à 7 minutes dans le beurre. Dans le bol du mixer, versez la crème fraiche, le sucre en poudre et vos morilles cuites. Mixez et versez la crème au fond d’un verre ou d’une coupe. Placez dedans une poire et décorez soit avec un baton de cannelle, soit avec des gros copeaux de chocolat noir.

Je ne sais pas si on pourrait aller jusqu’à tester la truffe en remplacement de la morille pour un dessert vraiment exceptionnel.





En vrac :
- je ne sais pas si vous étiez au concert de Phoenix au Zenith mais c’était vraiment top (photos Tiblond@flikr)





- à écouter le dernier album d’Air : Love 2, que j’aime vraiment beaucoup, le dernier album d’Echo & the Bunnymen mes chouchous depuis que j’ai 15 ans...






- peut-être un week-end à Londres qui se profile, je vais enfin pouvoir aller faire un tour au Borough's market.



Autres recettes avec de la morille ou de la poire

- Risotto au vin jaune et morille
- Rissoles aux poires et à la fève de Tonka
- Poires au parmesan
- Orecchiette Stillton poires et noix
- Pavlova aux poires, meringue au matcha
- Compote de poires rôties au lait de coco

lundi, octobre 12, 2009

Raviolis chinois de canard à la mangue



Les assiettes viennent de Chine, ce sont des gamelles
en métal achetées à Pékin et les chardons sont
simplement colorés en bleu...

Je revenais de Rungis samedi matin (côté décoration, horticulture) et un peu dans les nuages, je me suis trompée d’embranchement pour repartir sur Clichy. Au lieu de prendre Porte d’Orléans, je me suis retrouvée Porte d’Italie… L’occasion étant trop belle, autant en profiter pour faire un petit tour chez Tang Frères, histoire de faire le plein en pâte à wonton pour les raviolis, herbes et combawa, grosses billes de tapioca et autres spécialités asiatiques.





Comme j’avais envie de canard et de mangues depuis le début de semaine, je me suis dit que des raviolis au canard, bouillon citronnelle dés de mangues allaient parfaitement faire l’affaire. Pure invention de ma part.



Raviolis chinois au canard et à la mangue
pour une trentaine de raviolis

Un paquet de pâte à wonton (vous congelerez le reste)
Une dizaine de tige de ciboules
Un magret de canard
1 mangue
2 tiges de citronnelle
Bouillon de poule
Sel
Poivre vert
1 mangue mûre
sauce soja
huile de sésame
1 petit morceau de gingembre
coriandre

Faites cuire un magret de canard. Quand le magret est cuit (cuisson légèrement plus que rosée). Coupez-le en morceau en comprenant un peu de peau grillée (pas oligatoire mais cela apporte un peu de gras au plat). Passez au hachoir.
Emincez la ciboule, rapez le gingembre. Coupez la mangue en tout petits dés. Passez au pilon le poivre vert (une dizaine de grains). Dans une poêle, versez 1 cuillère à café d'huile de sésame. Rajoutez le gingembre, la ciboule, le hachis de canard, le sel, le poivre. Faites revenir l’ensemble 3 ou 4 minutes. Rajoutez la moitié dés de mangue et une partie de la coriandre hachée, laissez cuire une minute. Laissez refroidir votre farce. Vous pouvez la préparer à l’avance si vous le souhaitez.
Quand la farce est froide; vous pouvez réaliser vos raviolis. Alors pour ça je vous renvoie sur le site de Beau à la louche pour le pliage. Rien à dire les explications sont parfaites.
Préparez un bouillon avec un cube de bouillon de poule, la citronnelle finement émincée. Quand le bouillon est chaud, placez y vos raviolis. Laissez les cuire 2 à 3 minutes. Servez avec un peu de bouillon, une julienne de dés de mangue, de la coriandre fraiche et quelques zestes de combawa.




Et voilà comment à partir de deux envies : canard et mangue, on se concocte un petit plat asiatique, l’air de pas trop y toucher.


Enfin, petit compte-rendu du diner chez KIKU au 49 rue Richer dans le 9ème.

Un chef : Kyoichi Kai. Ex de chez Zuma, Ozu et Nobu à Londres (belles adresses londoniennes) est maintenant installé à Paris. "Le thon rouge est une espèce menacée, c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas en servir dans notre restaurant." Enfin, une prise de conscience dans l’indifférence totale des pseudos restaurants japonais qui pullulent à Paris. Et ça ne peut que me plaire.
Le chef officie dans le style izakaya (les bars à saké servant des tapas), cuisine japonaise occidentalisée et modernisée : tempura de gambas à la mayo épicée, sashimi de saumon soja-sésame-yuzu, lieu noir mariné au miso blanc. François Simon grand amateur de cuisine japonaise qu’il connait sur le bout des doigts apprécie beaucoup ce restaurant. Voilà qui devrait ravir les amateurs qui pour 35 euros le soir auront 3 plats à déguster. Les photos ne sont pas terribles car je n'avais pas de lumière pour éclairer les plats.

Une belle figue blanche marinée avant de commencer nos entrées :




Sashimis de saumon sauce Kiku (soja, sésame, yuzu)




Salade de bœuf façon Shabu Shabu (fondue japonaise avec du chou chinois, du tofu, et des champignons shiitake). Les aubergines confites étaient divines.



Tatakis de poissons (pas de photo)

Des pickles japonais nous font patienter avant le premier plat

Tempura de gambas à la mayo épicée (pas de photo)
St-Jacques au bœuf sauce salsa



Magret de canard et gingembre




Deuxième plat
Morue charbonnière au miso Saikyo : d'une simplicité extrème mais le poisson était parfait



Yellow tail au citron




Glace sésame noir et matcha pour finir sur une note sucrée (dessert non compris dans le menu)
Impeccable, plein de saveurs, l’attente entre les plats n’est pas si longue que ça (le chef + 1 second en cuisine) alors que nous étions 6 à table, des boosters de papilles : combawa, yuzu, des produits équitables de qualité. A retenir donc mais pensez à réserver à l’avance.

lundi, octobre 05, 2009

Tartine aux Saint-Jacques selon Fumiko



Fumiko Kono, a commencé en cuisine par le nettoyage à l’Arpège dirigé par Alain Passard : stage non rémunéré, 4 mots de français en poche… elle a fini second de cuisine. C’est l’histoire d’une japonaise qui vit une seconde naissance à Paris en débarquant à Roissy en 1993 à 24 ans. Elle va découvrir son pays de cœur, même si son goût lui, s’ancre au Japon, près du jardin potager de son grand oncle Tatsujiro, de ses légumes, et herbes fraiches.




Après l'Arpège, elle a préparé des dîners pour des clients aux quatre coins du globe, mixant une cuisine légère et internationale avant de reprendre la carte de Fauchon. Son premier livre est sorti à la fin de l’été et il est à l’image de la couverture. Simple, évident, élégant et engageant… et il est totalement impossible de résister à ses St-Jacques à la citronnelle, sa glace au riz parfumé, son blanc-manger au sésame blanc, chantilly de bananes ou sa soupe Miro. Rarement je n’ai eu un tel coup de cœur pour un livre de cuisine. Elle officie désormais à l’école de cuisine d’Alain Ducasse.



Vous allez donc certainement retrouver dans les mois à venir d’autres recettes. Mais il faut bien commencer et cette tartine de Saint-Jacques, compote d’oignons rouges au curry peut aussi bien se servir en apéritif que lors d’un brunch ou diner léger. Et vous allez voir c’est hyper simple. Tout ce que j’aime.




Tartine de Saint-Jacques, compote d’oignons rouges au curry
Pour 4 personnes
400 g de noix de Saint-Jacques (100 g par personne)
4 tranches de pain de campagne (pas trop grosses)

30 g de beurre demi-sel

4 cuillères à soupe de saint-morêt
4 petits radis

400 g d’oignons rouges

coriandre
curry

1 cuillère à soupe de vinaigre de vin blanc

huile d’olive
fleur de sel

Epluchez les oignons rouges. Coupez un demi-oignon rouge en rondelles fines ainsi que les radis. Plongez les tranches dans une coupelle d’eau glacée quelques secondes, égouttez-les et réservez-les.
Coupez le reste des oignons en tranches et faites les suer dans une sauteuse avec le beurre demi-sel. Les oignons doivent devenir fondants et caramélisés. Versez le vinaigre de vin blanc et déglacez : laissez les sucs de cuisson se dissoudre, salez et retirez du feu.
J’ai fait griller légèrement mes tranches de pain, ce n’est pas précisé dans le livre mais cela me semblait mieux. Badigeonnez vos tranches avec le fromage frais.

Dans une poêle, versez une cuillère d’huile d’olive. Faites revenir vos coquilles Saint-Jacques 2 minutes de chaque côté dans l’huile chaude. Coupez-les ensuite en deux dans le sens de l’épaisseur.

Mettez une cuillère de compote d’oignons sur les tranches de pain, ensuite les tranches de Saint-Jacques, décorez avec un trait de curry, les feuilles de coriandre ciselées, les fines tranches d’oignon rouge et de radis.


Ces tartines sont absolument délicieuses. Pour une première recette testée je suis très pressée d’en faire d’autres. Il y a plusieurs recettes de Saint-Jacques, à la citronnelle ou la vanille entre autres.




Encore une histoire de tartines et un peu d’autosatisfaction pour avoir gagné le concours de Boitissimo sur les tartines, avec ma Tartine Cercle polaire. Je vous invite à suivre leur site pour connaître le prochain concours sur les entrées de Noël avec un budget imposé.



A suivre aussi ma découverte du livre : « Une journée à El Bulli » que je déguste minute par minute grâce à mes Laurent avec qui entre autres, j’ai testé un excellent restaurant de la rue Richer : Kiku. Compte-rendu à venir aussi prochainement et encore bon anniversaire Laurent.

dimanche, septembre 27, 2009

Crème dessert à la carotte et cannelle - Restaurant Atmosphères*





On utilise peu la carotte en dessert à part dans le classique Carrot Cake et pourtant le sucre contenu dans ce légume convient à merveille dans les desserts. J’étais complètement passée à côté de cette recette dans le magazine Saveurs d’avril/mai 2009 mais en cherchant des idées pour finir 1 kg de carottes sans tomber dans la purée ou les carottes Vichy, j’ai fini par lire cette recette. Bien m’en a pris. Cette recette vous surprendra autant qu’elle m’a surprise. Vraiment excellente et parfaite pour un brunch par exemple. Ou pour Halloween si vous n’aimez pas le potimarron.





Crème à la carotte et à la cannelle
Pour 4 personnes
400g de carottes (plus les carottes sont jeunes mieux c’est)
20 cl de crème liquide
10 cl de lait
15 g de maizena
75 g de sucre
de la cannelle en poudre
des noisettes caramélisées ou juste torrifiées

Faites cuire les carottes pelées et coupées en morceaux dans de l’eau bouillante. Quand elles sont cuites, égouttez-les. Pendant la cuisson des carottes, mélangez la maïzena au lait froid avec un cuillère à café rase de cannelle en poudre et au sucre. Versez dans un mixer, les carottes égouttées et le lait. Réduisez vos carottes en fine purée. Portez la crème liquide à ébullition dans une casserole, rajoutez la crème de carotte et faires cuire à bouillon 1 minute. Versez votre crème de carotte dans 4 récipients. Faites refroidir. Servez vos crèmes bien froides accompagnées d’éclats de noisette grillées.






Enfin, je poste le compte-rendu de mon déjeuner cet été au restaurant Atmosphères au Bourget du Lac.
Première visite chez un ancien de chez Laurent Petit (Le clos des sens à Annecy **), le chef Alain Perillat dans son auberge culinaire Atmosphères, une étoile au Michelin. Le temps bouché sur le Lac du Bourget et la pluie fine ne nous ont pas permis de manger sur la terrasse vue plongeante sur le lac. Mais la salle rénovée, avec ses immenses baies vitrées permet largement de bénéficier de la vue sur la montagne du Revard en face.
Nous avons tout notre temps et le menu dégustation à 68 euros ne nous fait pas hésiter longtemps d’autant plus que les posts de Mercotte (qui vient ici en voisine) nous ont largement encouragés à tester toute la cuisine du chef. “Je pratique une cuisine d’instinct, explique le chef. C’est un peu compliqué pour ceux qui m’entourent. J’attends d’avoir le produit en main et je crée la recette. J’en écris les bases qui seront toujours retravaillées, selon les jours, au dernier moment. C’est déroutant pour ma brigade, mais je fonctionne comme cela. »
Quelques apéritifs pour accompagner notre Martini Blanc (j'aime beaucoup tous les Martini)

Cornet émulsion de fondue savoyarde
Beignet de lavaret
Boule de melon, basilic et lard
Gressins




Vient ensuite en amuse bouche une julienne de pomme et de céleri avec un fin morceau de lavaret fumé. Ce poisson est vraiment excellent, très fin en bouche.




Premier plat
Homard breton, raviolis d’olive noire et eau de tomates. L’accent est mis uniquement sur les saveurs très distinctes des produits. Je ne raffole pas de l’olive mais avec cette eau de tomates l'association est parfaite.





Premier poisson : un Lavaret du Lac du Bourget, pêcheur Olivier Parpillon, cuisson basse température, purée de petits pois et beurre noisette. Présenté sur une ardoise, le poisson est cuit à la perfection, la purée de petits pois est somptueuse avec cet arrière gout de beurre noisette. Aussi joli que bon.





Très grosse rascasse sauvage, aubergine et tomate aigre douce, purée d’olive noire, bouillon d’arêtes. Vous trouverez la recette de la tomate sur le blog de Mercotte. Là-aussi le poisson est parfait, ce plat méditerranéen dans son esprit, se déguste parfaitement en Savoie aussi. La tomate est très surprenante.





Foie gras de canard épais, jus citron badiane et gingembre. Ce jus est presque un sirop que l’on déguste brûlant avec le foie gras. Formidable, absolument pas écœurant alors que j’ai toujours tendance à trouver le foie gras écœurant. Un de mes plats préférés de ce repas.



Pigeon du Vercors (cuisson rosée) rôti sur l’os, semoule d’orge, et râpée de truffes d’été, granité de dattes. Le pigeon fond en bouche, nous avons différentes textures, du froid et du chaud, du croquant, du rond et du très sec avec la truffe d’été. Très joli plat.




Avant de passer aux dessert, quelques fromage des Pays de Savoie, bien sûr, tomme crayeuse, bleu de Termignon et reblochon de Thônes, on ne renie pas ses origines.

Premier dessert : une merveille de simplicité.
Myrtille cube, sorbet yaourt genièvre. Le sorbet au genièvre est épatant. Nous sommes dans l’amertume. Je garde longtemps en bouche et en souvenir cette immense découverte pour moi que ce genièvre.





Second dessert : Cent pour cent chocolat 2009 feuille d’argent. Là-aussi, nous sommes dans l’excellence. La Chantilly au chocolat à l'intérieur du tube est une merveille.





Quelques mignardises assez classiques :
Guimauve à la chartreuse



Gelée de melon et citron vert
Macaron passion chocolat




Cube glacé chocolat et piment
Crème chocolat grué

Mention spécial au Pain de la boulangerie Vincent à Villarcher. Impeccable.


Alain Ducasse, dans le cadre de son opération Food France, a récemment confié les fourneaux de son palace parisien, le Plaza Athénée à Alain Périllat. La reconnaissance des grands chefs est déjà là. Une adresse qui vous fera sortir de l’Autoroute à Chambéry quand vous vous rendrez dans les stations de ski cet hiver. Le menu de midi est plus qu’abordable.

Atmosphères

Menus: 18, 24, 34, 39 et 60 euros.

618, route des Tournelles, Le Bourget-du-Lac.04-79-25-01-29


Prochain post, probablement une recette issue du superbe livre de Fumiko Kono, c'est bien simple, je craque sur toutes les recettes. Je vous le conseille vivement tout comme le dernier album de Jean-Louis Murat, le cours ordinaire des choses...




jeudi, septembre 17, 2009

Barres ChocoCheese











Qui n’a pas un des petits bouquins de chez Marabout à moins de 8 euros qui reprennent sur une cinquantaine de pages, une thématique culinaire. Un des premiers sortis en 2005, fut celui de Keda Black sur les cheesecakes que je m’étais empressée d’acheter. J’en ai testé 1 ou 2 au final mais j’aime beaucoup ce petit livre.





Pour mon stagiaire préféré et unique, qui m’en demandait un, j’ai repris ce bouquin et réalisé les barres chococheese plus faciles à déguster au bureau. En lisant les ingrédients et les poids, je me suis vite rendue compte qu’il y avait un problème sur les quantités ; je vous donne mes propres quantités. Libre à vous de tester celles de Keda à vos risques et périls.






Barres ChocoCheese

Pour 6 à 8 personnes (environ 16 barres)

125 g de biscuits sablés (type galettes bretonnes)

40 g de beurre

4 CAS d’amandes en poudre

100 g de chocolat noir

3 paquets de Nature à Tartiner de Leader Price (ce qui ressemble le plus à du Philadelphia que vous pouvez remplacer par 125 g de mascarpone et 150g de carrés frais gervais)

70 g de sucre

3 œufs

Amandes, pistaches non salées, noisettes, abricots secs, gingembre confit selon vos goûts.

Cacao en poudre

Ecrasez les biscuits en poudre, ajoutez le beurre fondu et les amandes et répartissez cette pâte dans un moule rectangulaire de 30 x 20cm environ que vous aurez préalablement chemisé pour facilité le démoulage. Mettre au frais. (cette partie peut être réalisée en avance)
Préchauffez votre four à 180°C.
Faites fondre le chocolat au bain-marie. Dans un grand bol, fouettez le fromage frais, le sucre, les œufs. A joutez le chocolat fondu.
Sur votre fond de biscuits, disposez les amandes concassées, les pistaches, noisettes, abricots secs en morceaux. Libre à vous de faire selon vos placards et vos envies…
Versez la crème dessus et placez au four pour 45 minutes. Laissez refroidir pendant une heure dans le four et placez ensuite au frais.
Le lendemain saupoudrez de cacao en poudre, décorez avec des éclats de noisettes ou pistaches. Déguster bien frais.


Ces barres sont peu sucrées et se consomment facilement (trop facilement) avec un café ou un thé. Succès garanti.

Je vous abandonne quelques jours pour ma retraite mensuelle à Annecy où je compte profiter du début de l’automne. Enjoy !



vendredi, septembre 11, 2009

Sorbet au Yaourt et Yuzu / Salon Maison et Objets



Je vous préviens, ceci est un post dans l’air du temps. Premièrement le yuzu reste un produit pas si facile que ça à trouver, donc rare donc à la mode. Deuxièmement le salon Maison et Objets où je suis allée le week-end dernier permet de voir toutes les dernières tendances de la décoration d’intérieur et d’extérieur. C’est mon salon préféré mais aussi le plus frustrant : des stands magnifiques, des objets et meubles de rêve, des pièces uniques ou ethniques, des objets de curiosité, l’ensemble du design scandinave, etc.

Commençons par le sorbet.



La saveur du yuzu rappelle fortement celle de la mandarine (quasiment introuvable désormais chez nous) avec des notes de pamplemousse. On utilise surtout son zeste et son jus notamment au Japon dans la sauce Ponzu. Son arome est très puissant, il est aussi utilisé en huile essentielle. On en trouve maintenant dans toutes les épiceries asiatiques et épiceries de luxe.
Comme je raffole des agrumes et des notes acidulées en règle générale, je ne peux que l’apprécier.


Pour la première fois je l’ai utilisé en sorbet. Ayant peur que sa trop grande acidité lui nuise en sorbet, je l’ai adoucie par une base de yaourt grec qui lui apporte de l’onctuosité.



Sorbet au Yaourt et Yuzu
Pour ½ litre de sorbet
20 cl d’eau
150 g de sucre en poudre
20 cl de jus de yuzu
2 yaourts à la grec
Sésame grillé

Réalisez un sirop avec l’eau et le sucre. Laisser refroidir le sirop en incorporant le jus de yuzu. Quand le mélange est froid, rajoutez les deux yaourts grecs et mixez l’ensemble. Passez en sorbetière pour une vingtaine de minute. Placez votre sorbet dans un bac et mettez- le au congélateur pour 1 heure environ afin qu’il se raffermisse un peu. Vous pouvez aussi le consommer immédiatement. Saupoudrez de grains de sésame grillé.

Ca déménage les papilles... et le yuzy reste un produit formidable pour faire des ceviches ou des tartares de poisson.







Maison et Objets

Design, graphisme, stylisme, architecture, scénographie, cuisine, artisanat… la création s’exprime dans toutes les langues et sur tous les salons à Maison&Objet. Plusieurs scènes d’intérieur en préambule invitent à découvrir les nouveaux talents et nouvelles tendances du design. Ensuite les thématiques sont déclinées dans les 5 halls de Villepinte : charme, ethnique, luminaires, arts de la table, outdoor, now : design à vivre, projets et maisons d’éditeurs, matériothèque, impossible de tout voir en détails. Quelques photos ci-dessous d’objets qui m’on plus ou impressionnés mais il est très difficile de faire des photos car en principe c’est interdit. J’ai beaucoup aimé les stands de Richard Ginori avec des installations de Paolo Navone, Virages et ses objets en carton et bois léger, Objets de Curiosité avec des boules radiomètre, les meubles d’extérieur et luminaires de Kenneth Cobonpue…



le design scandinave




Richard Ginori et les arts de la table








Kenneth Cobonpue

je n'aime pas les cuisines rustiques mais celle-ci m'a beaucoup plu




3 photos précédentes prises sur le stand Virages, piques et vaisselle jetable haut de gamme








j'adore les luminaires précédents






Installation Paola Navone pour Richard Ginori

Prochaine session en janvier, uniquement réservé aux professionnels mais une carte de visite et un Kbis vous permet d'y accéder. Attention il y a des minimums d'achats sur certains stands mais de bonnes affaires à faire le dernier jour.