mardi, avril 15, 2014

Crème glacée au Cacolac et des idées recettes pour les Cacolikers

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen



Je n’ai pas de souvenir d’avoir bu du Cacolac quand j’étais enfant. Nous n’avions pas vraiment droit aux sodas et autres boissons sucrées sauf à la limonade et aux Fruités. Et j’adore toujours la limonade !
Je voyais le Cacolac en rayons mais sans en avoir particulièrement envie. Ce qui m’a incité à le gouter c’est la pub indirecte des Guignols pour la boisson avec le fameux JPP, Jean-Pierre Papin, grand amateur de son Cacolac… j’ai testé et j’ai trouvé ça super bon. Pour moi qui n’aimais pas le lait froid, c’était une vraie découverte de constater que c’était bon un Cacolac glacé. Et très régressif aussi.




Le Cacolac est une boisson totalement française, produite avec le lait de nos vaches depuis 1952. L’usine de fabrication se trouve à Léognan. Donc si vous voulez vous plaisir et consommer français penser au Cacolac qui est largement moins calorique qu’un café au lait frappé de chez Starbuck par exemple. Et son côté Vintage me plait beaucoup.






Je m’étais mis en tête de tester une crème glacée au Cacolac. Au lieu d’utiliser du lait pour faire la crème anglaise j’ai utilisé deux canettes de Cacolac classique mais je suis sûre que ça doit être terrible avec le Cacolac praliné noisette.




Cacolac Ice Cream
Pour un demi-litre de glace
2 canettes de Cacolac classique ou Cacolac praliné noisette soit 50cl
4 jaunes d’oeuf
30g de sucre (moitié moins que d’habitude car le cacolac est déjà sucré)

Mélangez les jaunes d’oeuf et le sucre.
Dans une casserole, faites chauffer doucement le Cacolac. Quand il est chaud, versez en une grosse louche sur le mélange oeuf et sucre afin de ne pas brusquer et cuire l’oeuf. Versez ce mélange dans la casserole avec le reste du Cacolac.
Remettez sur le feu et laissez chauffer sans cesser de remuer. Quand le mélange nappe la cuillère et avant que le premier bouillon ne se forme, enlevez du feu. Mettez à refroidir et laissez quelques heures au réfrigérateur avant de passer en turbine. Vous pouvez la laisser quelques heures au congélateur pour la durcir ou la servir immédiatement. Elle n'est pas destinée à rester longtemps stockée.
Servez avec des grains de chocolat, des miettes de biscuits ou un granola au chocolat.

La saveur du Cacolac est finalement assez discrète. Je pense que l'on peut améliorer la recette.






Comme j’aime bien Cacolac, je me suis décidée à être fan de la marque sur Facebook et j’ai découvert qu’ils organisaient des ateliers culinaires à Paris. Je me suis inscrite et cela m’a permis de découvrir des recettes à base de Cacolac à l’atelier des Sens de la rue Sedaine. 16 participants divisés en atelier Cocktails ou pâtisserie avec des recettes ultra-simples mais hyper gourmandes.




Pour commencer une recette totalement régressive.





Cacolac praliné noisette aux chamallows
pour 4 personnes
25 de chocolat au lait praliné
1/2 canette de Cacolac praliné noisette
100 ml de crème fleurette
16 chamallows
30 g de noisettes ou d'amandes effilées toastées

Dans une casserole, faites fondre le chocolat praliné avec le Cacolac et laissez réduire un tout petit peu. Ajoutez la crème fleurette et laissez à nouveau réduire un peu. Ajoutez les chamallows dans le mélange et nappez les avec le chocolat. Laissez cuire 3 minutes, la crème doit épaissir légèrement. Versez dans 4 petits ramequins et saupoudrez de noisettes ou amandes effilées. Vous pouvez poudrer avec du cacao amer.

Et maintenant une boisson, qui est presque un dessert.




Cacolac tiramisu
pour une boisson "dessert"
20 cl de Cacolac praliné noisette
1 expresso bien serré
1/2 cuillère de cacao amer
Crème fouettée maison ou en bombe

Shakez l'expresso et le Cacolac avec des glaçons. Versez dans un verre (sans la glace). Finaliser avec de la crème fouettée et un voile de cacao amer.


Si vous étiez fan, un vrai Cacoliker, voilà de quoi vous éclater et si vous ne connaissiez pas, il n'y a plus qu'à vous lancer dans ces recettes hyper faciles avec une boisson 100% française.






dimanche, avril 06, 2014

Boulettes de brocciu, crème d'asperges vertes

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen




L’un de mes grands plaisirs du printemps, ce sont les premières asperges. Même si je me raisonne quand je vois les prix des asperges primeurs, je ne tarde pas à en acheter très vite. J’ai une préférence pour les vertes que j’aime cuisiner simplement. Grillées à la Jamie Oliver avec un peu de fleur de sel, cuites à l’eau et refroidies avec une sauce mousseline aérienne, dans un risotto crémeux, en soupe ou en velouté.







Cette fois-ci je souhaitais faire une crème d’asperges avec des boulettes au brocciu. La boulette est à la mode actuellement. J’aime beaucoup boulettes de veau à la milanaise, mais aussi les boulettes végétariennes. Nous sommes en pleine saison du brocciu corse, fabriqué à partir du petit-lait de brebis. Rien ne se perd en Corse pour notre grande gourmandise.






La recette des boulettes vient du site Ma récréation que je ne peux que vous conseillez. La recette originale de Sarah Stagliano est servie avec des pâtes fines mais j’ai préféré les servir avec une crème d’asperges vertes (je ne suis pas fan des spaghettis et autres pâtes fines).




Crème d’asperges verte toute simple
500 g d’asperges vertes
1 litre d’eau légèrement salée
3 cuillères de crème liquide ou de crème de soja.
sel et poivre
Lavez et pelez uniquement les pieds des asperges vertes. Enlevez la base si elle est très dure. Coupez les en deux. Faites bouillir de l’eau légèrement salée. Mettez d’abord les queues des asperges et au bout d’une minute trente rajoutez les têtes. Coupez la cuisson quand la pointe d’un couteau les traverse facilement. Egouttez les 3/4 de l’eau de cuisson. Mixez les asperges finement avec le quart d'eau restante. Ajoutez la crème fraiche, salez et poivrez à votre convenance. Si vous êtes gourmand vous pouvez rajouter une noisette de beurre frais.


Les boulettes au broccio de Sarah Stagliano
Pour 2 personnes
180g de brocciu (ou de la brousse mais pas de ricotta)
1 oeuf entier et un jaune d’oeuf supplémentaire
2 cuillères à soupe de chapelure fine
1 grosse cuillère de parmesan tapé
1 belle poignée d’herbes (persil ou coriandre pour moi)
1 gousse d’ail
sel, poivre et une très bonne huile d’olive
Egouttez le brocciu. Mélangez le avec tous les ingrédients (l’ail et l’herbe que vous aurez ciselé) à l‘exception de l’huile d’olive. Quand le mélange est bien homogène formez des boulettes de la taille d’une grosse cuillère à soupe. Placez sur une assiette. Laissez les à température ambiante pendant une demi-heure pour les sécher avant de les cuire.
Dans une casserole versez un litre d’eau et un bouillon cube de légumes (pour ma part j’ai utilisé l’eau de cuisson des asperges). Plongez les boulettes au fond de la casserole. Quand elles sont cuites, elles remontent naturellement à la surface. Avec une écumoire, sortez les de l’eau et placez les sur un papier absorbant en faisant attention car elles sont fragiles.
Servez vos crèmes d’asperges dans des assiettes creuses et placez 2 à 3 boulettes dans chaque assiette. Décorez avec des pointes d’asperges et un filet d’huile d’olive.




Et n’oubliez pas qu’avez le broccio vous pouvez faire un délicieux Fiadone à l’orange ou au citron et la traditionnelle omelette avec de la menthe fraiche.




jeudi, mars 27, 2014

Delta du Mékong : balade culinaire dans le Sud-Vietnam (Part 1)




Voilà bientôt 2 mois et demi que je suis revenue de vacances et je n'avais pas encore écrit sur les premiers jours dans le Delta du Mékong.  Nous n'avons passé que 3 jours au Vietnam avant de nous rendre au Cambodge. C'était ma première fois en Asie du Sud-Est alors que je connais beaucoup mieux l'Asie Centrale et l'Extrême-Orient.







Premiers pas à Ho-Chi-Minh / Saïgon, juste le temps de déjeuner et de se balader rapidement car nous repartions dès le lendemain pour le Delta du Mékong. Avant de partir, j'avais noté une adresse qui s'est avérée très agréable en nous permettant d'avoir une vision culinaire rapide de toutes les provinces du Vietnam.
Et premier coup de coeur pour cette cuisine pleine d'herbes et de saveurs. Beaucoup de rouleaux frits que l'on déguste avec des tonnes d'herbes fraîches, les fameux bang bèo et banh cuon, des rouleaux non frits que l'on fourre avec du porc, des champignons et tous les ingrédients que l'on a sous la main : oignons grillés, cacahuètes, crevettes.
Très bons, un peu gras à cause des fritures mais la verdure aide beaucoup à l'apprécier.













Restaurant Quan An Ngon : Adresse:138 Nam Ky Khoi Nghi - Ho Chi Minh


Visite du marché de Ben Thanh et les premières sensations brutes. Poissons, crustacés, poulpes, seiches, crevettes énormes, les vietnamiens consomment beaucoup de produits issus de la mer mais aussi des poissons d'eau douce. Nous verrons tout au long des rives, les usines de congélation des poissons liées à la pisciculture et la rizipisciculture.
Le Vietnam est aujourd'hui un pays leader en pisciculture.

Différents systèmes d'élevage coexistent : élevages traditionnels intensifs (rizipisciculture, étangs à latrines), élevages traditionnels intensifs en cage, élevages modernes intensifs en étangs aménagés et enclos. C'est dans ces différents systèmes de production (à l'exclusion de la rizipisciculture) que l'on trouve les pangas, poissons autochtones emblématiques du delta, familiers de nos assiettes occidentales.









Nous avions décidé de nous rendre au Cambodge par bateau en remontant le Mékong jusqu'à Phnom Penh. Trois jours de périple qui nous ont permis de découvrir les marchés flottants et la ville frontalières de Chau Doc. Le marché flottant de Cai be est l'un des plus importants. C'est un marché de gros et chaque bateau annonce ce qu'il vend au bout d'une longue perche comme vous pouvez le voir sur la première photo. Des commerçants viennent en bateaux plus petits, se ravitailler avant de repartir par l'un des innombrables bras du Mekong. D'autres viennent livrer les grossistes. Les barques des petits marchands possèdent des moteurs surprenants, le bloc moteur est posé directement sur un pivot à l'arrière de la barque et une grande ligne d'arbre de 3m de long en sort avec l'hélice au bout. Très maniable, ce système permet de nuancer la vitesse et de passer partout.








Nous avons aussi visité le marché Can Tho, dans une petite ville provinciale et tranquille. Les marchés se visitent tôt entre 5h et 10h du matin. C'est dans cette région, que Marguerite Duras a écrit L'Amant, une certaine langueur s'y dessine.
La cuisine de cette région est assez particulière puisque l'on y mange encore du chien (bien que celui-ci soit aussi traité de plus en plus comme un animal de compagnie), des fondues de poisson fermenté et beaucoup de viande de canard.






Quel bonheur de se laisser glisser au fil de l'eau et de regarder toute cette vie qui fourmille autour des bras du Mékong, le fleuve nourricier. Tout passe par le fleuve, les tonnes de riz, les matériaux de construction, les animaux... Les rives sont bordées par les petites fermes/maisons toujours accolées à un bout de potager. Une vingtaine de mètres à l'intérieur des terres, vous trouverez les rizières et des élevages de canards. Entre rives et rizières, c'est une zone de marécages avec ses enchevêtrements impénétrables de racines de palmiers, cocotiers et arbres fruitiers : manguiers, jacquiers, durians, bananiers, pamplemousses...





Des airs d'Apocalypse Now quand le soleil se couche et que les rives se noircissent. Magique atmosphère. Parfois le Mékong est tellement large que l'on voit à peine les rives. D'énormes barges draguent le sable qui enlise le Mékong. Il sera expédié pour construire les mégalopoles d'Asie et du Moyen-Orient. 

Nous n'étions pas à la saison des mangues mais nous nous sommes régalés du fruit du Jacquier (Jack fruit) excellent que je ne connaissais pas, des gros pomelos et surtout des superbes ananas. J'ai ramené du Jack fruit séché que je vais pouvoir tester dans des cakes. Son gout est proche de la mangue teinté d'une nuance d'ananas. C'est aussi le plus gros fruit connu car il peut peser plus de 20 kg.  






Restaurant Binh Thuy à Can Tho préparation de la farce pour les rouleaux frits.




Nous avons eu l'occasion de voir comment sont fabriquées ces fameuses feuilles de riz (riz mis à tremper dans de l'eau qui crée une pâte farineuse qui est légèrement salée avant cuisson). La cuisson se fait à la vapeur sur un linge tendu. En une minute, elles sont cuites et mises à sécher sur des cadres en bambou. Le feu est alimenté par de l'écorce de riz que vous voyez au premier plan. Les cendres servent d'engrais... tout sert dans le riz. (Coopérative ouvrière de Cai Be).










Et toujours ces couleurs extraordinaires sur les marchés notamment à Chau Doc qui est la ville frontalière avec le Cambodge. Elle est réputée pour ses sauces à base de poissons.









Les fameuses noix de Bétel, à l'origine de nombreux cancers des voies aérodigestives car elles se mâchent sous forme de pâte en Asie. C'est un coupe-faim puissant et elles diminuent sérieusement les défenses immunitaires tout en rendant addict. Pourtant elles sont très populaires et vous pouvez souvent voir des personnes avec un large sourire rouge car elles teintent fortement les dents et la bouche.
A éviter mais si vous voulez absolument essayer, tentez plutôt les feuilles sous forme d'infusion qui permet de lutter contre les indigestions et les nausées.

Premiers essais de street-food sur le marché de Chau Doc.








J'ai vraiment beaucoup aimé ces 3 jours passés dans le Delta.Et je rêvais depuis longtemps de voir ces marchés flottants qui m'intriguaient beaucoup petite quand je me plongeais dans mon livre favori de géographie sur les plus beaux endroits du monde.




A suivre, le Cambodge à l'horizon...



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